Numériquement votre

Rubrique ‘Réactions’

Inquiétudes du bloggeur débutant

Ecrit par Michel Combes, le 5 mai 2008  |  Lien permanent

Je re-découvre en ce 1er mai le papier de Rue 89 sur « le stress mortel du bloggeur de fond » et du coup, celui que le Wall Street Journal a consacré au même sujet. Et je ne le cache pas, le doute m’étreint. Moi qui déjà me souciais de ne pas forcément trouver le temps ou l’inspiration pour nourrir ce blog, me voilà prévenu. Non seulement cette angoisse est partagée, mais en plus, elle peut avoir des conséquences funestes ! Disons que je préfère, comme d’autres avec moi, voir mon tout nouveau blog comme un espace de détente, de prise de distance avec le quotidien, de liberté et d’échanges. Advienne que pourra !

Numérique sans conscience…

Ecrit par Michel Combes, le 2 avril 2008  |  Lien permanent

Deux livres, chroniqués dans Libération de ce WE et dont la lecture est plus que recommandée, nous incitent à réfléchir sur ce que sont nos sociétés des écrans, ces sociétés hypernumériques qui transforment non seulement nos façons d’agir, mais également nos façons de penser.

Réflexions passionnantes et complexes s’il en est : il est en effet probable que le numérique est en train de faire naître sous nos yeux une civilisation radicalement différente de celle issue de l’imprimerie et du pétrole. Société horizontale, plate, e-mediate, mais aussi société poly-fracturée : entre les “nativement digitaux” et les autres, entre ceux qui ont accès pour leur travail ou leurs loisirs au numérique et les autres, entre les pays riches et les autres, entre les villes et les campagnes, …Société de croissance et de conquête, société des nouveaux possibles, société de l’adaptation permanente. Quand tous les codes sont à réinventer, difficile d’avoir des certitudes.

Mais en tout cas, ces deux ouvrages permettent au moins de chercher à s’y retrouver alors que, telle Chronos, la révolution numérique pour exister est appelée à sans cesse se dépasser elle-même. Au risque, comment le rappellent les auteurs, de parfois oublier ses finalités. Et pourtant ce sont elles qui comptent : il n’y a pas d’avenir pour le progrès technologique quand il devient une fin et perd son statut de moyen.