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La nécessaire reconquête de l’assemblée générale

Ecrit par Michel Combes, le 25 juillet 2008  |  Lien permanent

Parmi les autres enjeux forts de l’attractivité de l’économie française, il y a, à mon sens, celui de la gouvernance : la Tribune sur ce thème parue dans les Echos.

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Gardarem lo rastèl !

Ecrit par Michel Combes, le 14 juillet 2008  |  Lien permanent

Je salue l’initiative utile et sympathique d’un collaborateur de France 3 qui depuis quelques jours anime un site Internet consacré au démarrage de la TNT dans le Quercy-Rouergue. Ce site, Quercy-rouergue.fr, est plein d’informations pratiques et, rédigé par un non technicien, il est très clair dans ses explications. Il souligne à juste titre le rôle irremplaçable de la TNT pour la diffusion des télévisions locales et rappelle que le fameux « rateau » contrairement à ce que d’aucuns imaginent n’est pas condamné à disparaître loin s’en faut. En fait cette idée reçue est liée à une confusion, entre télévision hertzienne et diffusion analogique. Il faut rappeler ici que la TNT, c’est toujours de la diffusion hertzienne, mais en mode numérique !

7 projets pour la croissance numérique

Ecrit par Michel Combes, le 8 juillet 2008  |  Lien permanent

Comme promis, quelques nouvelles d’Energies numériques. Nous continuons à avancer dans l’esprit de convivialité et d’action qui est le nôtre depuis le début et auquel, avec Didier Quillot et Charles Beigbeder qui sont avec moi les fondateurs du Club, nous sommes si attachés. Action tank dédié au numérique, le Club vient d’adopter sa plate-forme d’action. 16 actions concrètes, 7 projets de croissance numérique. Parce qu’en matière de numérique, tout a été pensé et dit et qu’il est temps d’agir. C’est la philosophie et le mot d’ordre du Club. Je vous invite à la découvrir  à travers ses propositions. N’hésitez pas à faire remonter vos remarques et commentaires, je suis très intéressé par votre avis et notre volonté est de continuer à trouver et prendre des initiatives nouvelles. Merci de vos contributions !

TV 3.0, la suite

Ecrit par Michel Combes, le 30 juin 2008  |  Lien permanent

Je continue à creuser le sillon de la réflexion sur l’avenir de la télévision : la TV3.0 et les potentialités d’interactivité de l’hertzien en particulier commencent à susciter un intérêt tout particulier, maintenant que la TMP apparaît comme très proche. D’où l’intervention
que l’AFDESI m’a demandée pour son colloque de ce jour et que je vous propose en ligne, ci-dessous.

La TV vit sous nos yeux sa révolution en direct sous l’action de trois facteurs : le numérique, l’IP et la mobilité. Cette transformation porte à la fois sur les technologies et les usages. Le développement des usages exerce désormais une pression sur les technologies (ce n’est plus l’inverse) : le rythme d’adoption des innovations s’accélère :
Ex : - HD considérée comme improbable il y a 10 ans / 21 % des foyers aujourd’hui
        - TV sur mobile une réalité aujourd’hui (1h00/mois)

La TV numérique s’impose dans notre paysage audiovisuel grâce à la TNT.
Sur un an, la TNT a constitué 66 % de la croissance des taux de foyers équipés numériques.
Grâce à cette dynamique 40 % des foyers numérisés le sont grâce à la TNT (ie 26 % des foyers), 33 % envisageant de le faire.
D’ici 3 ans, la TV sera multiple :
-TV Spectacle/spectaculaire avec la généralisation de la HD (puis la super HD et le relief) :
. 3 chaînes dès l’été puis jusqu’à 8 rapidement et enfin toutes les chaînes de la TNT
. 21 % des foyers équipés aujourd’hui / 92 % en 2012
. 7 TV sur 10 vendues à Noël étaient équipées HD
. La HD a représenté 80 % des ventes en CA en 2007.

-TV Personnelle (avec le catch up TV et la VOD aujourd’hui) (45 services de VOD) avec le lancement de la TMP début 2009 :
. DVBH technologie sœur de la TNT optimisée pour le mobile (autonomie de batterie, qualité de réception
. 16 chaînes diffusées (dont 3 préemptées) existantes et nouveaux formats (cf. bande FM)

-TV de Proximité :
. Appels à candidature en cours
. D’ici 2010, 70 TV locales numériques autorisées sur la TNT

-Pour autant il reste à la TV du futur une révolution décisive à accomplir : la révolution de l’interactivité, révolution freinée jusqu’à présent par la séparation entre réseaux et terminaux.

A l’image du web participatif la TV commence à passer au 2.0 en permettant au téléspectateur de la commenter voire d’y proposer ses contenus dans la mouvance du user generated content mais cette évolution sera limitée par l’exigence toujours plus forte de qualité de programme indissociable de la TV spectacle.

La vraie révolution est à venir. Elle provient de la convergence au sein de terminaux uniques et de manière transparente des technologies de diffusion (broadcast) et de telecommunication (pt à pt).
Ma conviction est que cette convergence va donner naissance à une nouvelle TV : la TV 3.0 / la TV nativement interactive.

• La TV qui tout en conservant sa capacité de production de programmes de grande audience donne le pouvoir au téléspectateur transformé en véritable Télé-Acteur.
• Que trouve-t’on dans la TV 3.0 : commentaires, sondages, notations en direct … Il sera possible de créer autour de feuilletons, d’animateurs, de chanteurs, des communautés qui partageront en temps réel émotions et analyses. Il sera possible sur un écran en split screen de chatter et de continuer à suivre son émission.
• La publicité et le téléachat seront interactifs, situationnels.
• Pour les chaînes la TV 3.0 est synonyme de contenus infinis : créer des programmes avec les téléspectateurs, les associer à la conceptions d’émissions, leur permettre d’intervenir en direct sur le dénouement d’un film ….
• On distingue aujourd’hui les prémices de la TV 3.0 mais cela nécessite de jongler entre le tel, le PC et la TV. On peut parier que la TV mobile sera le premier espace de jeu de la TV 3.0 puis viendra la TV fixe.
A l’appui de cette thèse, selon laquelle l’interactivité est une composante naturelle et essentielle de la TMP, il faut noter que le CSA vient d’organiser une consultation publique sur ce sujet et dont les résultats seront bientôt publiés. Le Forum TV Mobile a fait un travail très intéressant d’identification des scénarios possibles et des conditions techniques et juridiques de fonctionnement de ces services.
Pour que tout cela prenne corps un certain nombre de conditions restent en effet à satisfaire :

• pour garantir l’interopérabilité il est nécessaire de définir des standards, c’est ce que propose par exemple le CSA pour les guides électroniques des programmes, dont les formats devront être codifiés, tout ne pourra cependant pas être normalisé au départ il faudra laisser certaines applications prendre corps avant d’établir des standards,

• un énorme travail restera à effectuer sur le plan du logiciel, pour concevoir les services, adapter l’ergonomie, facteur clé de succès, on doit pouvoir passer d’un monde à l’autre sans s’en apercevoir. Le monde du jeu vidéo, par essence interactif, aura certainement beaucoup de choses à apporter de ce point de vue,

• pour que l’on obtienne la même fertilisation que celle que l’on observe sur le Net entre les réseaux et les usages, il faut de vrais réseaux et de vrais utilisateurs, c’est pourquoi il est nécessaire d’aller vite dans le déploiement de la télévision mobile personnelle.

Telles sont me semble-t-il les conditions d’émergence de la TV3.0, cette TV nativement interactive. L’interactivité est ainsi l’avenir de la TV comme la TV est l’avenir des télécoms. La TV classique a encore de belles années devant elle.

Quelles valeurs pour la société numérique ?

Ecrit par Michel Combes, le 24 juin 2008  |  Lien permanent

Il y a quelques jours j’étais invité à intervenir lors de l’Université de la Communication de l’Océan Indien sur le thème des valeurs dans la société numérique. Cette problématique me semble essentielle. Bien sûr le numérique est un facteur de progrès à de multiples égards : contribution à la croissance économique et au bien être général, à la culture, au pluralisme…Toutefois le développement de la société numérique doit respecter certains principes: permettre l’accès de tous à la société de l’information (à titre d’exemple l’accès à la TNT outre-mer m’apparaît comme la seule solution pour un service universel de télévision numérique), formation, solidarité pour lutter contre les fractures territoriales, générationnelles économiques…, protection de la création, protection de l’enfance, de la vie privée, lutte contre la cyber-criminalité… autant de domaines où les règles existantes doivent parfois être transposées et adaptées.  C’est à ce prix que les valeurs de la République conserveront tout leur sens et toute leur portée.

Printemps télévisuel

Ecrit par Michel Combes, le 8 juin 2008  |  Lien permanent

Attribution par le CSA des fréquences pour la TMP : un choix dont le CSA souligne l’équilibre, le réalisme, le sérieux et pour le téléspectateur qui a été la préoccupation du Conseil, rassurant. Comme le Président du CSA lui-même qui en a souligné le parti pris de création autour des cultures urbaines, et comme l’ensemble de la presse, j’y relève notamment la présence d’Europacorp. Si je souligne ce choix, c’est qu’il me semble qu’il se passe beaucoup de choses autour d’Europacorp. Je connais bien cette entreprise qui développe une vraie vision à la fois de création et de modèle économique, pour le cinéma. S’il doit y avoir un cinecitta français, comme cela semble nécessaire au Club Energies Numériques qui le proposera dans sa plateforme de mesures, il ne se fera pas sans Europacorp. Son entrée dans la TMP pourrait être un moyen d’accélérer la notoriété de ses projets et de les faire comprendre.

Ce que je retire d’autre de cette étape décisive pour la TMP en France : la qualité et l’intérêt des audiences devant le CSA (je vous engage à les visionner sur le site du Conseil, c’est très instructif – www.csa.fr) ; le caractère quasiment exemplaire de la méthode française pour aboutir au lancement de la TMP. Tous les acteurs sont autour de la table, éditeurs de contenus, distributeurs, et un vrai modèle collaboratif va pouvoir se mettre en place. Comme le CSA l’a clairement exprimé, il s’agit d’une première étape, indispensable pour valider le modèle d’audience et de contenu de la TMP. Le second Mux prévu pour 2009 contribuera à consolider l’audience de ce nouveau média et à élargir son offre.

Printemps, pour renouveau : mai et juin auront été les mois de la TMP en Europe, et pour TDF, qui en est un acteur central puisque nos filiales allemande et finlandaise ont déjà à leur actif des réseaux déployés ou en cours de déploiement. En France : choix des chaînes ; en Suisse et en Autriche : déploiement des réseaux pour l’Euro de foot. Ca y est, le futur de la TV est en marche !

Audiovisuel et télécoms à la croisée des fréquences

Ecrit par Michel Combes, le 4 juin 2008  |  Lien permanent

Dans le cadre du colloque “Médias numériques en 2008, transition ou big bang” organisé par npa conseil, il m’est revenu la grande responsabilité de plancher sur l’utilisation de fréquences … Vaste et beau sujet, et pourtant trop souvent négligé ! On mesure rarement l’importance réelle de l’utilisation des fréquences hertziennes, trop souvent reléguées au rang de simples faire-valoir techniques. Comme vous pourrez le lire dans le discours, leur gestion apparaît complexe et devant rester l’apanage de quelques experts hautement compétents. Pourtant, les discussions actuelles sur le dividende numérique le rappellent à juste titre : les fréquences sont un bien public et constituent une ressource rare essentielle. Elles contribuent à hauteur de 2 à 2,5% du PIB au niveau européen, soit plus de 200 Mds d’euros. Leur optimisation est donc une nécessité absolue. D’autant qu’aujourd’hui “audiovisuel et télécommunications sont bien à la croisée des fréquences”, pour reprendre le titre de cette intervention que je mets en ligne !

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La deuxième vie des réseaux: le gai savoir du numérique

Ecrit par Michel Combes, le 29 mai 2008  |  Lien permanent

Chose promise, chose due … même avec retard ! Quelques mots sur le très inspirant ouvrage de Didier Lombard, « le village numérique mondial » :Les télécoms, qui ont convergé avec l’informatique avant même que l’expression ne devienne à la mode, sont une clé privilégiée pour décoder le monde numérique. De ce point de vue, l’expérience d’un dirigeant qui a vécu et orienté les grandes évolutions du secteur lors de l’émergence de ce nouveau monde est irremplaçable.
Didier Lombard conjugue l’analyse des technologies, des usages et des marchés, trois approches également nécessaires à la compréhension de l’innovation permanente qui se construit chaque jour sous nos yeux. L’expression « nous sommes les réseaux » est une métaphore convaincante : elle montre à quel point nous sommes immergés en tant qu’utilisateurs dans les nouvelles technologies. Contrairement à d’autres époques, l’offre technique n’est plus là à attendre que les usagers se manifestent, le bouillonnement des usages et l’accroissement excessivement rapide des échanges (réseaux sociaux, transmission vidéo…) créent une demande pour des outils de plus en plus performants.
Didier Lombard rappelle donc avec opportunité la nécessité d’investir sans cesse dans ces autoroutes de l’information sans lesquelles la société du même nom ne serait qu’une fallacieuse promesse.L’ouvrage ne se limite pas à décrire les nouveaux comportements, caractéristiques de la « net generation » et leur propagation à l’ensemble de la société. Il décrit les processus industriels par lesquels les innovations voient le jour, et analyse ce déroutant phénomène à la fois offensif et défensif: le mélange de la chaîne de valeur, qui pousse chaque acteur à faire le métier des autres dans le but de renforcer la relation avec ses propres clients.
Didier Lombard n’oublie pas de baliser les dangers du numérique et de rappeler la nécessite de garde-fous, par exemple pour la protection de la vie privée. Nous avons le plus grand besoin de repères, de références pour comprendre ce qui se passe et se qui se prépare.
Le village numérique mondial, la deuxième vie des réseaux, par Didier Lombard (Odile Jacob avril 2008)

Manifeste “Agir pour la croissance numérique”

Ecrit par Michel Combes, le 21 mai 2008  |  Lien permanent

Avec 27 autres dirigeants du Club Energies numériques, nous avons signé et remis hier au Secrétaire d’Etat en charge du numérique - le Manifeste “Agir pour la Croissance numérique” : ce texte proposé par des personnalités aussi diverses que (dans le plus total désordre et sans aucune exhaustivité, je m’en excuse auprès de tous ceux que je ne cite pas mais dont vous retrouverez bien sûr les noms à la suite du manifeste) les patrons de Lagardere, Poweo, RTL, Microsoft, M6 Thématiques, Darty, Bouygues Telecommunications, l’AFP, Sogeti, Bull, les activités B to B d’Orange, de l’INA, d’Euro RSCG, d’Apple, de TF1 Interactive, etc., est le vrai acte de naissance de notre Club.

Nous y affirmons notre volonté de faire du numérique le moteur de la croissance et le levier de la transformation de nos entreprises. Nous y rappelons le rôle que comme nouvelle génération de dirigeants nous voulons y jouer.

Le Manifeste reste un texte général, qui rappelle les enjeux. Comme l’a souligné Eric Besson lors de sa remise, il faut vraiment dans le domaine du numérique marquer du volontarisme et de l’optimisme : ce sont nos atouts sur lesquels il va nous falloir nous appuyer pour réussir la croissance numérique. Alors, un petit “plus” de volonté et d’action : c’est tout l’esprit d’Energies numériques. A suivre : nos propositions, que nous voulons faire d’ici l’été. Et, chers amis, dont je vous donnerai ici la primeur !

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Enfin nomades ?

Ecrit par Michel Combes, le 14 mai 2008  |  Lien permanent

Il est à nouveau question du télétravail. J’y vois au moins deux raisons :

- le souci du développement durable récemment mis en évidence par le Grenelle de l’Environnement pousse à rechercher les moyens permettant de limiter le temps et l’énergie considérables perdus dans les déplacements domicile-travail,
- la généralisation des moyens de communication : informatique, haut débit, téléphone mobile… crée les conditions, voire l’aspiration, pour le travail à distance de manière permanente ou occasionnelle. L’étude récente de The Economist souligne tous les changements qu’entraînent les communications mobiles dans notre façon de vivre et de travailler (voir également sur ce sujet l’excellente note d’Hubert Guillaud sur InternetActu).

Pourquoi dans ce contexte le télétravail reste-t-il aussi peu répandu dans notre pays? Le rapport de Pierre Morel-A-L’huissier, député de la Lozère, remis au Premier ministre en 2006, l’a bien montré : le principal obstacle au développement du télétravail, enjeu de modernisation de l’économie, n’ est pas d’ordre technique, ni juridique… il est surtout d’ordre psychologique : souci des employeurs d’ « avoir à l’œil » leurs employés, peur de certains salariés restant chez eux de laisser croire à leurs voisins qu’ils ont perdu leur travail…

On voit donc bien que le monde numérique suscite de nombreuses remises en question : celle des rapports sociaux et plus largement, de l’image que nous nous formons de nous-mêmes ne sont pas les moindres.