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Articles taggés avec ‘Convergence’

La croissance exige la relance économique

Ecrit par Michel Combes, le 27 janvier 2009  |  Lien permanent

Le Club Energies numériques reste convaincu qu’il faut aller plus loin dans la relance numérique : vous retrouverez quelques idées dans La Tribune que nous discutons au sein du Club.

 

Silicon valley à la française : pourquoi ne pas repousser les frontières ?

Ecrit par Michel Combes, le 19 décembre 2008  |  Lien permanent

Le projet de Silicon Valley promu par le Gouvernement –au premier rang par Valérie  Pecresse- est en train de prendre forme –ce qui me réjouit. Le Pôle d’excellence autour de Saclay serait donc également au cœur des réflexions sur le Grand Paris. Excellente nouvelle, tant il est temps de construire le futur de Paris autour des TIC et de leur potentiel de création de valeur. Cependant, j’y vois un risque : est-il raisonnable de limiter notre ambition en matière d’innovation à la région parisienne ? Ne devons nous pas d’emblée nous inscrire dans une dynamique européenne, avec une mise en réseau de tous les pôles d’excellence européens ? C’est à ce prix me semble-t-il qu’il sera possible pour les acteurs européens de se préparer aux révolutions du numérique, de résister à la crise et d’être en position dès aujourd’hui, de se placer en position de tirer bénéfice du retour à la croissance dans les deux à trois prochaines années ?

Quelles valeurs pour la société numérique ?

Ecrit par Michel Combes, le 24 juin 2008  |  Lien permanent

Il y a quelques jours j’étais invité à intervenir lors de l’Université de la Communication de l’Océan Indien sur le thème des valeurs dans la société numérique. Cette problématique me semble essentielle. Bien sûr le numérique est un facteur de progrès à de multiples égards : contribution à la croissance économique et au bien être général, à la culture, au pluralisme…Toutefois le développement de la société numérique doit respecter certains principes: permettre l’accès de tous à la société de l’information (à titre d’exemple l’accès à la TNT outre-mer m’apparaît comme la seule solution pour un service universel de télévision numérique), formation, solidarité pour lutter contre les fractures territoriales, générationnelles économiques…, protection de la création, protection de l’enfance, de la vie privée, lutte contre la cyber-criminalité… autant de domaines où les règles existantes doivent parfois être transposées et adaptées.  C’est à ce prix que les valeurs de la République conserveront tout leur sens et toute leur portée.

Audiovisuel et télécoms à la croisée des fréquences

Ecrit par Michel Combes, le 4 juin 2008  |  Lien permanent

Dans le cadre du colloque “Médias numériques en 2008, transition ou big bang” organisé par npa conseil, il m’est revenu la grande responsabilité de plancher sur l’utilisation de fréquences … Vaste et beau sujet, et pourtant trop souvent négligé ! On mesure rarement l’importance réelle de l’utilisation des fréquences hertziennes, trop souvent reléguées au rang de simples faire-valoir techniques. Comme vous pourrez le lire dans le discours, leur gestion apparaît complexe et devant rester l’apanage de quelques experts hautement compétents. Pourtant, les discussions actuelles sur le dividende numérique le rappellent à juste titre : les fréquences sont un bien public et constituent une ressource rare essentielle. Elles contribuent à hauteur de 2 à 2,5% du PIB au niveau européen, soit plus de 200 Mds d’euros. Leur optimisation est donc une nécessité absolue. D’autant qu’aujourd’hui “audiovisuel et télécommunications sont bien à la croisée des fréquences”, pour reprendre le titre de cette intervention que je mets en ligne !

Lire mon intervention au format PDF

La deuxième vie des réseaux: le gai savoir du numérique

Ecrit par Michel Combes, le 29 mai 2008  |  Lien permanent

Chose promise, chose due … même avec retard ! Quelques mots sur le très inspirant ouvrage de Didier Lombard, « le village numérique mondial » :Les télécoms, qui ont convergé avec l’informatique avant même que l’expression ne devienne à la mode, sont une clé privilégiée pour décoder le monde numérique. De ce point de vue, l’expérience d’un dirigeant qui a vécu et orienté les grandes évolutions du secteur lors de l’émergence de ce nouveau monde est irremplaçable.
Didier Lombard conjugue l’analyse des technologies, des usages et des marchés, trois approches également nécessaires à la compréhension de l’innovation permanente qui se construit chaque jour sous nos yeux. L’expression « nous sommes les réseaux » est une métaphore convaincante : elle montre à quel point nous sommes immergés en tant qu’utilisateurs dans les nouvelles technologies. Contrairement à d’autres époques, l’offre technique n’est plus là à attendre que les usagers se manifestent, le bouillonnement des usages et l’accroissement excessivement rapide des échanges (réseaux sociaux, transmission vidéo…) créent une demande pour des outils de plus en plus performants.
Didier Lombard rappelle donc avec opportunité la nécessité d’investir sans cesse dans ces autoroutes de l’information sans lesquelles la société du même nom ne serait qu’une fallacieuse promesse.L’ouvrage ne se limite pas à décrire les nouveaux comportements, caractéristiques de la « net generation » et leur propagation à l’ensemble de la société. Il décrit les processus industriels par lesquels les innovations voient le jour, et analyse ce déroutant phénomène à la fois offensif et défensif: le mélange de la chaîne de valeur, qui pousse chaque acteur à faire le métier des autres dans le but de renforcer la relation avec ses propres clients.
Didier Lombard n’oublie pas de baliser les dangers du numérique et de rappeler la nécessite de garde-fous, par exemple pour la protection de la vie privée. Nous avons le plus grand besoin de repères, de références pour comprendre ce qui se passe et se qui se prépare.
Le village numérique mondial, la deuxième vie des réseaux, par Didier Lombard (Odile Jacob avril 2008)

TV 3.0

Ecrit par Michel Combes, le 7 avril 2008  |  Lien permanent

Dans la Tribune, je reviens sur le futur de la TV, avec la naissance prochaine de la TV 3.0. C’est-à-dire la TV nativement interactive, intégrant dans un terminal unique la diffusion broadcast et l’instant messaging, dont je vous ai déjà parlé dans mon billet « Vous avez dit convergence ? » du 25 mars 2008.

Premier paradoxe : on passe directement à la TV 3.0 sans passer par la TV 2.0. C’est une réalité que le web communautaire et ses users generated contents ne conviennent paradoxalement pas à l’audiovisuel : la télévision, et plus encore demain dans un paysage audiovisuel éclaté, des modes de consommation bouleversés, une télévision devenue multiple, a besoin avant tout de produire des programmes de qualité, capables de rassembler des audiences larges et de créer des moments de communion collective. L’arrivée de la TV Haute Définition, qui deviendra Très Haute Définition puis 3 D, va renforcer encore l’exigence portant sur ces programmes : la qualité des contenus et la force des marques sont les deux atouts indispensables pour les chaînes, et leur grande force dans le paysage multimédia de demain. Le users generated content obéit à des logiques (de production comme de diffusion) très différentes. La TV 3.0 associe donc la puissance et l’exigence de l’audiovisuel aux capacités d’interactivité, de mise en relation et de co-action du web 2.0.

Deuxième paradoxe : la plupart de nos écrans ne sont-ils pas aujourd’hui interactifs ? En tout cas, pas ceux qui nous permettent de suivre nos programmes favoris de manière simple et satisfaisante. Du coup, nous tendons à les multiplier : et l’on sait que dans ce domaine de l’interactivité, l’usage est inversement proportionnel au nombre de clics nécessaires pour arriver à un service, sans même parler de la nécessité de combiner plusieurs équipements. La TMP va ouvrir véritablement la voie à la TV 3.0 en associant pour la première fois sur un terminal unique diffusion broadcast et interactivité des réseaux de télécommunications. C’est la révolution de la convergence qui trouve sa première véritable traduction.

Notre télécommande, comme notre terminal portable, nous permettront aussi bien de regarder la télévision que d’en faire un outil au service de notre vie quotidienne. Commentaires des émissions, notations des match de foot, achats instantanés, dialogues avec nos stars préférées … : ces baguettes magiques de l’ère numérique nous métamorphoseront de téléspectateurs en téléacteurs. La TV, 1er objet intelligent.

La suite … sur La Tribune.

Pourquoi un blog sur le numérique ?

Ecrit par Michel Combes, le 25 mars 2008  |  Lien permanent

Il y a quelque chose de paradoxal à s’étonner d’une évolution à la fois prévisible et inéluctable. C’est ce que montre Gérard Berry dans sa leçon inaugurale au College de France qui a eu lieu le 21 janvier sur le thème « pourquoi et comment le monde devient numérique ».

Floraison quasi quotidienne, en ce début d’année, de rapports, articles et même d’un roman autour de la prise de conscience que la révolution numérique impose dans nos vies et nos modes de pensée. C’est qu’il reste beaucoup à faire pour comprendre, expliquer et partager les enjeux de ce monde qui commence à peine. La question du numérique interpelle surtout ceux qui ont connu un autre univers. C’est pourquoi elle est encore parfois encore ressentie comme une mode ou comme une menace.

Au-delà de la compréhension du phénomène, beaucoup de déclarations réclament que le sujet du numérique soit pris à son importance réelle dans l’industrie, la recherche ou l’enseignement, proposent des pistes pour qu’il contribue à relancer la croissance.

La révolution numérique en cours dans l’audiovisuel est sans doute l’une des plus profondes et des plus spectaculaires.

Parmi tant d’autres, TDF est l’un des artisans de ces mutations. Vivant depuis bien des années au contact des acteurs de cette transformation et ayant construit toute ma vie professionnelle autour de la passion des nouvelles technologies, je souhaite apporter mon témoignage sur ces évolutions, leurs conséquences économiques, sociétales, comportementales. Mais surtout échanger, dialoguer, réfléchir, avec tous ceux qui se passionnent et s’interrogent sur cette révolution numérique.

Immédiat, rapide et interactif, le blog était un support tout désigné pour cela

Une si longue attente…

Ecrit par Michel Combes, le 18 mars 2008  |  Lien permanent

Une révolution à ne pas manquer… le numérique passeport de la croissance…démocratiser le numérique…faire de la France un leader de l’économie numérique…les nombreux rapports et débats autour du numérique soulignent avec une belle unanimité la nécessité impérieuse pour notre pays de donner au numérique l’importance qu’il mérite.

Diagnostic partagé, propositions convergentes, nécessité de l’urgence maintes fois affirmée et réaffirmée. Bien sûr, pendant ce temps-là les travaux continuent, les bâtisseurs sont à l’œuvre, la cité numérique se construit. La multiplication des rapports révèle cependant une attente : que le numérique soit une bonne fois érigé en priorité nationale. Ce défi n’est pas moins noble que la croisade contre le tabac ou la défense de l’emploi industriel. Le numérique irrigue tous les secteurs, c’est un formidable ferment de modernité et de progrès parfaitement en phase avec les atouts et les insuffisances de notre économie. Bien sûr le numérique recèle aussi des dangers, dont le big brother est la figure emblématique. C’est cet ensemble bénéfices/dangers qui nécessite que l’on décrète l’urgence numérique. Les essais qui sont faits aujourd’hui autour d’une vraie prise en compte de cette urgence doivent encore être transformés. Je pense que nous aurons souvent l’occasion d’en reparler ici.

Le site de Liberation de la croissance