Articles taggés avec ‘croissance’
Printemps télévisuel
Ecrit par Michel Combes, le 8 juin 2008 | Lien permanent
Attribution par le CSA des fréquences pour la TMP : un choix dont le CSA souligne l’équilibre, le réalisme, le sérieux et pour le téléspectateur qui a été la préoccupation du Conseil, rassurant. Comme le Président du CSA lui-même qui en a souligné le parti pris de création autour des cultures urbaines, et comme l’ensemble de la presse, j’y relève notamment la présence d’Europacorp. Si je souligne ce choix, c’est qu’il me semble qu’il se passe beaucoup de choses autour d’Europacorp. Je connais bien cette entreprise qui développe une vraie vision à la fois de création et de modèle économique, pour le cinéma. S’il doit y avoir un cinecitta français, comme cela semble nécessaire au Club Energies Numériques qui le proposera dans sa plateforme de mesures, il ne se fera pas sans Europacorp. Son entrée dans la TMP pourrait être un moyen d’accélérer la notoriété de ses projets et de les faire comprendre.
Ce que je retire d’autre de cette étape décisive pour la TMP en France : la qualité et l’intérêt des audiences devant le CSA (je vous engage à les visionner sur le site du Conseil, c’est très instructif – www.csa.fr) ; le caractère quasiment exemplaire de la méthode française pour aboutir au lancement de la TMP. Tous les acteurs sont autour de la table, éditeurs de contenus, distributeurs, et un vrai modèle collaboratif va pouvoir se mettre en place. Comme le CSA l’a clairement exprimé, il s’agit d’une première étape, indispensable pour valider le modèle d’audience et de contenu de la TMP. Le second Mux prévu pour 2009 contribuera à consolider l’audience de ce nouveau média et à élargir son offre.
Printemps, pour renouveau : mai et juin auront été les mois de la TMP en Europe, et pour TDF, qui en est un acteur central puisque nos filiales allemande et finlandaise ont déjà à leur actif des réseaux déployés ou en cours de déploiement. En France : choix des chaînes ; en Suisse et en Autriche : déploiement des réseaux pour l’Euro de foot. Ca y est, le futur de la TV est en marche !
Audiovisuel et télécoms à la croisée des fréquences
Ecrit par Michel Combes, le 4 juin 2008 | Lien permanent
Dans le cadre du colloque “Médias numériques en 2008, transition ou big bang” organisé par npa conseil, il m’est revenu la grande responsabilité de plancher sur l’utilisation de fréquences … Vaste et beau sujet, et pourtant trop souvent négligé ! On mesure rarement l’importance réelle de l’utilisation des fréquences hertziennes, trop souvent reléguées au rang de simples faire-valoir techniques. Comme vous pourrez le lire dans le discours, leur gestion apparaît complexe et devant rester l’apanage de quelques experts hautement compétents. Pourtant, les discussions actuelles sur le dividende numérique le rappellent à juste titre : les fréquences sont un bien public et constituent une ressource rare essentielle. Elles contribuent à hauteur de 2 à 2,5% du PIB au niveau européen, soit plus de 200 Mds d’euros. Leur optimisation est donc une nécessité absolue. D’autant qu’aujourd’hui “audiovisuel et télécommunications sont bien à la croisée des fréquences”, pour reprendre le titre de cette intervention que je mets en ligne !
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La deuxième vie des réseaux: le gai savoir du numérique
Ecrit par Michel Combes, le 29 mai 2008 | Lien permanent
Chose promise, chose due … même avec retard ! Quelques mots sur le très inspirant ouvrage de Didier Lombard, « le village numérique mondial » :Les télécoms, qui ont convergé avec l’informatique avant même que l’expression ne devienne à la mode, sont une clé privilégiée pour décoder le monde numérique. De ce point de vue, l’expérience d’un dirigeant qui a vécu et orienté les grandes évolutions du secteur lors de l’émergence de ce nouveau monde est irremplaçable.
Didier Lombard conjugue l’analyse des technologies, des usages et des marchés, trois approches également nécessaires à la compréhension de l’innovation permanente qui se construit chaque jour sous nos yeux. L’expression « nous sommes les réseaux » est une métaphore convaincante : elle montre à quel point nous sommes immergés en tant qu’utilisateurs dans les nouvelles technologies. Contrairement à d’autres époques, l’offre technique n’est plus là à attendre que les usagers se manifestent, le bouillonnement des usages et l’accroissement excessivement rapide des échanges (réseaux sociaux, transmission vidéo…) créent une demande pour des outils de plus en plus performants.
Didier Lombard rappelle donc avec opportunité la nécessité d’investir sans cesse dans ces autoroutes de l’information sans lesquelles la société du même nom ne serait qu’une fallacieuse promesse.L’ouvrage ne se limite pas à décrire les nouveaux comportements, caractéristiques de la « net generation » et leur propagation à l’ensemble de la société. Il décrit les processus industriels par lesquels les innovations voient le jour, et analyse ce déroutant phénomène à la fois offensif et défensif: le mélange de la chaîne de valeur, qui pousse chaque acteur à faire le métier des autres dans le but de renforcer la relation avec ses propres clients.
Didier Lombard n’oublie pas de baliser les dangers du numérique et de rappeler la nécessite de garde-fous, par exemple pour la protection de la vie privée. Nous avons le plus grand besoin de repères, de références pour comprendre ce qui se passe et se qui se prépare.
Le village numérique mondial, la deuxième vie des réseaux, par Didier Lombard (Odile Jacob avril 2008)
Manifeste “Agir pour la croissance numérique”
Ecrit par Michel Combes, le 21 mai 2008 | Lien permanent
Avec 27 autres dirigeants du Club Energies numériques, nous avons signé et remis hier au Secrétaire d’Etat en charge du numérique - le Manifeste “Agir pour la Croissance numérique” : ce texte proposé par des personnalités aussi diverses que (dans le plus total désordre et sans aucune exhaustivité, je m’en excuse auprès de tous ceux que je ne cite pas mais dont vous retrouverez bien sûr les noms à la suite du manifeste) les patrons de Lagardere, Poweo, RTL, Microsoft, M6 Thématiques, Darty, Bouygues Telecommunications, l’AFP, Sogeti, Bull, les activités B to B d’Orange, de l’INA, d’Euro RSCG, d’Apple, de TF1 Interactive, etc., est le vrai acte de naissance de notre Club.
Nous y affirmons notre volonté de faire du numérique le moteur de la croissance et le levier de la transformation de nos entreprises. Nous y rappelons le rôle que comme nouvelle génération de dirigeants nous voulons y jouer.
Le Manifeste reste un texte général, qui rappelle les enjeux. Comme l’a souligné Eric Besson lors de sa remise, il faut vraiment dans le domaine du numérique marquer du volontarisme et de l’optimisme : ce sont nos atouts sur lesquels il va nous falloir nous appuyer pour réussir la croissance numérique. Alors, un petit “plus” de volonté et d’action : c’est tout l’esprit d’Energies numériques. A suivre : nos propositions, que nous voulons faire d’ici l’été. Et, chers amis, dont je vous donnerai ici la primeur !
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Enfin nomades ?
Ecrit par Michel Combes, le 14 mai 2008 | Lien permanent
Il est à nouveau question du télétravail. J’y vois au moins deux raisons :
- le souci du développement durable récemment mis en évidence par le Grenelle de l’Environnement pousse à rechercher les moyens permettant de limiter le temps et l’énergie considérables perdus dans les déplacements domicile-travail,
- la généralisation des moyens de communication : informatique, haut débit, téléphone mobile… crée les conditions, voire l’aspiration, pour le travail à distance de manière permanente ou occasionnelle. L’étude récente de The Economist souligne tous les changements qu’entraînent les communications mobiles dans notre façon de vivre et de travailler (voir également sur ce sujet l’excellente note d’Hubert Guillaud sur InternetActu).
Pourquoi dans ce contexte le télétravail reste-t-il aussi peu répandu dans notre pays? Le rapport de Pierre Morel-A-L’huissier, député de la Lozère, remis au Premier ministre en 2006, l’a bien montré : le principal obstacle au développement du télétravail, enjeu de modernisation de l’économie, n’ est pas d’ordre technique, ni juridique… il est surtout d’ordre psychologique : souci des employeurs d’ « avoir à l’œil » leurs employés, peur de certains salariés restant chez eux de laisser croire à leurs voisins qu’ils ont perdu leur travail…
On voit donc bien que le monde numérique suscite de nombreuses remises en question : celle des rapports sociaux et plus largement, de l’image que nous nous formons de nous-mêmes ne sont pas les moindres.
Solutions pour le village numérique mondial : à lire d’urgence !
Ecrit par Michel Combes, le 4 mai 2008 | Lien permanent
Didier Lombard sort chez Odile Jacob « le village numérique mondial, la deuxième vie des réseaux ». Ce sera ma lecture du week-end. Petit compte rendu semaine prochaine, mais c’est de toute façon un livre de référence que cette mise en perspective de l’avenir numérique par un de ses principaux acteurs.
Dites « 33 »…
Ecrit par Michel Combes, le 28 avril 2008 | Lien permanent
S’il y a un domaine où les technologies numériques sont amenées à jouer dans les années qui viennent un rôle croissant pour le bien être de tous, il s’agit bien de la santé. Du seul point de vue de l’utilisation des moyens de communication le potentiel d’amélioration est considérable, comme vient de le montrer une enquête publiée le 25 avril par la Commission européenne.
Le courrier électronique, par exemple, n’est utilisé en moyenne que par 4% des cabinets médicaux pour les échanges avec les patients. Les prescriptions en ligne ne sont pratiquées que par 6% des généralistes européens, la télésurveillance n’est proposée que dans 3 pays, l’échange transfrontalier de données relatives aux patients ne concerne que 1% des médecins… L’étude montre encore que 30% des médecins n’utilisent par Internet et que 33% n’utilisent pas d’ordinateur pour les consultations. Le haut débit équipe 91% des généralistes au Danemark contre 5% seulement en Roumanie. L’Europe concrète a d’importantes marges de progression.
Vous avez dit « compétitivité » ?
Ecrit par Michel Combes, le 24 avril 2008 | Lien permanent
L’état des lieux de la France en 2008, rendu public le 22 avril par le Secrétaire d’Etat à la Prospective, Eric Besson, est un excellent document de référence. Il témoigne si besoin en était de l’importance des enjeux qui s’ouvrent pour les 20 prochaines années, au premier rang desquels les enjeux d’innovation et de mutations technologiques. Pour les auteurs du rapport, les TIC font bien partie de ces « technologies clés » qui vont contribuer à déterminer le visage de la France de 2025. La qualité du diagnostic est à saluer, sa rigueur également. On ne peut s’empêcher de comparer cette analyse aux travaux du Forum Economique Mondial qui ont récemment placé la France en 21ème position sur les aspects numériques. Si par certains points les approches, et donc les rapports, divergent (intérêt des méthodes comparées …), notons qu’elles convergent quant à la place accordée aux technologies de l’information et à l’idée que le rapport aux TIC est un des facteurs clés de la performance globale. Malgré des progrès certains et rapides notamment en ce qui concerne les réseaux, notre pays a un immense défi à relever et il doit amplifier ses efforts.
Encore plus d’énergies pour le numérique
Ecrit par Michel Combes, le 18 avril 2008 | Lien permanent
Une vingtaine de jeunes dirigeants très impliqués dans le numérique ont décidé de fonder ensemble le Club « Energies numériques » pour agir en faveur de la croissance numérique. C’est une initiative que nous lançons à quelques uns et à laquelle je suis très attaché. Pourquoi ? Parce qu’il y a urgence numérique, bien sûr, vous connaissez mon point de vue là-dessus (et j’y reviendrai souvent) !
Mais surtout parce qu’il me semble que nous sommes la première génération d’entrepreneurs, de chefs d’entreprise, à pouvoir, et à devoir, nous rassembler autour du numérique : les TIC sont pour nous une nouvelle frontière. Pour les générations qui nous succèderons, elles apparaîtront comme une évidence. Pour celles qui nous ont précédées, elles étaient à inventer. Pour nous, elles sont un moteur profond de transformation de nos modèles économiques, industriels, organisationnels, sociétaux. Bref, il était indispensable que nous nous en emparions et c’a été exaltant de dialoguer avec ces dirigeants passionnés par le combat pour le numérique. Au cœur de nos réflexions : quels freins lever pour libérer cette croissance numérique (qu’on estime aujourd’hui à 0,7 point !) ; quelles initiatives concrètes prendre pour la favoriser ; quelles actions mener, y compris à titre expérimental, dans nos entreprises, tant pour stimuler l’offre que pour favoriser la diffusion des TIC dans toute notre société ; quels outils de pilotage proposer, comment nous inscrire dans les initiatives notamment les Assises de l’économie numérique… Alors ce blog n’a pas pour vocation de vous retracer par le menu les activités du Club. Mais je trouve que cette initiative aussi neuve qu’exceptionnelle (et rare) méritera qu’on y revienne régulièrement. Je vous tiendrai informé des initiatives, très concrètes, que le Club sera amené à prendre. Et je ne manquerai pas d’accueillir dans ce blog les points de vue souvent décapants de mes collègues du Club, ces « énergies numériques » mobilisées pour la réussite de la France dans l’ère numérique !
La TNT a 3 ans
Ecrit par Michel Combes, le 16 avril 2008 | Lien permanent
Cette semaine, célébration des 3 ans de la TNT. Comme l’écrivait le monde du week-end « réussite technologique et d’audience », avant de s’interroger sur les contenus qui s’y sont développés. Je trouve intéressant de s’arrêter sur les 2 premiers points : en Europe, la France, sous la houlette du CSA, est le pays qui est passé le plus rapidement à la TNT. Ce succès dont les acteurs ont été les pouvoirs publics, avec au premier rang le CSA, et les chaînes, mérite d’être souligné. Non pas pour la réussite technique ; avec plus de 80 % des téléspectateurs couverts en 3 ans, elle est cependant réelle. Mais ce succès est avant tout un succès d’audience et a bouleversé notre paysage audiovisuel.
Le législateur avait voulu créer la télévision du futur : il a réussi avec la TNT à ouvrir la voie à cette télévision multiple qui sera notre télévision de demain. Télévision multiple dans l’ouverture prodigieusement rapide de son nombre de chaînes : en 3 ans, 80 % des téléspectateurs sont passés de 5 chaînes disponibles à 29, dont 18 gratuites. Télévision multiple aussi dans la transformation des formats que permet la télévision numérique terrestre : demain, c’est la HD pour tous, la télévision mobile personnelle puis la 3 D et la télévision interactive qui seront l’enjeu.
Le succès de la Télévision Numérique Terrestre est celui la télévision universelle : sa prouesse est d’avoir réussi, grâce à la diffusion hertzienne, à préserver le modèle français d’une télévision pour tous, partout. Il ya encore beaucoup à faire pour accomplir définitivement cette promesse : et notamment à achever le déploiement de la TNT (il reste de 1500 à 2000 émetteurs à allumer) afin de réussir, conformément à la loi, à offrir le tout numérique aux Français dès 2011. C’est à cette condition que la France réussira son pari numérique et sera prête pour le très haut débit. Sans prendre un retard qui ne tarderait pas à devenir irrémédiable et qui se joue dès aujourd’hui.
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