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Articles taggés avec ‘hertzien’

Solutions pour le village numérique mondial : à lire d’urgence !

Ecrit par Michel Combes, le 4 mai 2008  |  Lien permanent

Didier Lombard sort chez Odile Jacob « le village numérique mondial, la deuxième vie des réseaux ». Ce sera ma lecture du week-end. Petit compte rendu semaine prochaine, mais c’est de toute façon un livre de référence que cette mise en perspective de l’avenir numérique par un de ses principaux acteurs.

Technothèque

Ecrit par Michel Combes, le 3 mai 2008  |  Lien permanent

Espace presse

Ecrit par Michel Combes, le 3 mai 2008  |  Lien permanent

Dites « 33 »…

Ecrit par Michel Combes, le 28 avril 2008  |  Lien permanent

S’il y a un domaine où les technologies numériques sont amenées à jouer dans les années qui viennent un rôle croissant pour le bien être de tous, il s’agit bien de la santé. Du seul point de vue de l’utilisation des moyens de communication le potentiel d’amélioration est considérable, comme vient de le montrer une enquête publiée le 25 avril par la Commission européenne.

Le courrier électronique, par exemple, n’est utilisé en moyenne que par 4% des cabinets médicaux pour les échanges avec les patients. Les prescriptions en ligne ne sont pratiquées que par 6% des généralistes européens, la télésurveillance n’est proposée que dans 3 pays, l’échange transfrontalier de données relatives aux patients ne concerne que 1% des médecins… L’étude montre encore que 30% des médecins n’utilisent par Internet et que 33% n’utilisent pas d’ordinateur pour les consultations. Le haut débit équipe 91% des généralistes au Danemark contre 5% seulement en Roumanie. L’Europe concrète a d’importantes marges de progression.

Vous avez dit « compétitivité » ?

Ecrit par Michel Combes, le 24 avril 2008  |  Lien permanent

L’état des lieux de la France en 2008, rendu public le 22 avril par le Secrétaire d’Etat à la Prospective, Eric Besson, est un excellent document de référence. Il témoigne si besoin en était de l’importance des enjeux qui s’ouvrent pour les 20 prochaines années, au premier rang desquels les enjeux d’innovation et de mutations technologiques. Pour les auteurs du rapport, les TIC font bien partie de ces « technologies clés » qui vont contribuer à déterminer le visage de la France de 2025. La qualité du diagnostic est à saluer, sa rigueur également. On ne peut s’empêcher de comparer cette analyse aux travaux du Forum Economique Mondial qui ont récemment placé la France en 21ème position sur les aspects numériques. Si par certains points les approches, et donc les rapports, divergent (intérêt des méthodes comparées …), notons qu’elles convergent quant à la place accordée aux technologies de l’information et à l’idée que le rapport aux TIC est un des facteurs clés de la performance globale. Malgré des progrès certains et rapides notamment en ce qui concerne les réseaux, notre pays a un immense défi à relever et il doit amplifier ses efforts.

Encore plus d’énergies pour le numérique

Ecrit par Michel Combes, le 18 avril 2008  |  Lien permanent

Une vingtaine de jeunes dirigeants très impliqués dans le numérique ont décidé de fonder ensemble le Club « Energies numériques » pour agir en faveur de la croissance numérique. C’est une initiative que nous lançons à quelques uns et à laquelle je suis très attaché. Pourquoi ? Parce qu’il y a urgence numérique, bien sûr, vous connaissez mon point de vue là-dessus (et j’y reviendrai souvent) !

Mais surtout parce qu’il me semble que nous sommes la première génération d’entrepreneurs, de chefs d’entreprise, à pouvoir,  et à devoir, nous rassembler autour du numérique : les TIC sont pour nous une nouvelle frontière. Pour les générations qui nous succèderons, elles apparaîtront comme une évidence. Pour celles qui nous ont précédées, elles étaient à inventer. Pour nous, elles sont un moteur profond de transformation de nos modèles économiques, industriels, organisationnels, sociétaux. Bref, il était indispensable que nous nous en emparions et c’a été exaltant de dialoguer avec ces dirigeants passionnés par le combat pour le numérique. Au cœur de nos réflexions : quels freins lever pour libérer cette croissance numérique (qu’on estime aujourd’hui à 0,7 point !) ; quelles initiatives concrètes prendre pour la favoriser ; quelles actions mener, y compris à titre expérimental, dans nos entreprises, tant pour stimuler l’offre que pour favoriser la diffusion des TIC dans toute notre société ; quels outils de pilotage proposer, comment nous inscrire dans les initiatives notamment les Assises de l’économie numérique… Alors ce blog n’a pas pour vocation de vous retracer par le menu les activités du Club. Mais je trouve que cette initiative aussi neuve qu’exceptionnelle (et rare) méritera qu’on y revienne régulièrement. Je vous tiendrai informé des initiatives, très concrètes, que le Club sera amené à prendre. Et je ne manquerai pas d’accueillir dans ce blog les points de vue souvent décapants de mes collègues du Club, ces « énergies numériques » mobilisées pour la réussite de la France dans l’ère numérique !

La TNT a 3 ans

Ecrit par Michel Combes, le 16 avril 2008  |  Lien permanent

Cette semaine, célébration des 3 ans de la TNT. Comme l’écrivait le monde du week-end « réussite technologique et d’audience », avant de s’interroger sur les contenus qui s’y sont développés. Je trouve intéressant de s’arrêter sur les 2 premiers points : en Europe, la France, sous la houlette du CSA, est le pays qui est passé le plus rapidement à la TNT. Ce succès dont les acteurs ont été les pouvoirs publics, avec au premier rang le CSA, et les chaînes, mérite d’être souligné. Non pas pour la réussite technique ; avec plus de 80 % des téléspectateurs couverts en 3 ans, elle est cependant réelle. Mais ce succès est avant tout un succès d’audience et a bouleversé notre paysage audiovisuel.

Le législateur avait voulu créer la télévision du futur : il a réussi avec la TNT à ouvrir la voie à cette télévision multiple qui sera notre télévision de demain. Télévision multiple dans l’ouverture prodigieusement rapide de son nombre de chaînes : en 3 ans, 80 % des téléspectateurs sont passés de 5 chaînes disponibles à 29, dont 18 gratuites. Télévision multiple aussi dans la transformation des formats que permet la télévision numérique terrestre : demain, c’est la HD pour tous, la télévision mobile personnelle puis la 3 D et la télévision interactive qui seront l’enjeu.

Le succès de la Télévision Numérique Terrestre est celui la télévision universelle : sa prouesse est d’avoir réussi, grâce à la diffusion hertzienne, à préserver le modèle français d’une télévision pour tous, partout. Il ya encore beaucoup à faire pour accomplir définitivement cette promesse : et notamment à achever le déploiement de la TNT (il reste de 1500 à 2000 émetteurs à allumer) afin de réussir, conformément à la loi, à offrir le tout  numérique aux Français dès 2011. C’est à cette condition que la France réussira son pari numérique et sera prête pour le très haut débit. Sans prendre un retard qui ne tarderait pas à devenir irrémédiable et qui se joue dès aujourd’hui.

TV 3.0

Ecrit par Michel Combes, le 7 avril 2008  |  Lien permanent

Dans la Tribune, je reviens sur le futur de la TV, avec la naissance prochaine de la TV 3.0. C’est-à-dire la TV nativement interactive, intégrant dans un terminal unique la diffusion broadcast et l’instant messaging, dont je vous ai déjà parlé dans mon billet « Vous avez dit convergence ? » du 25 mars 2008.

Premier paradoxe : on passe directement à la TV 3.0 sans passer par la TV 2.0. C’est une réalité que le web communautaire et ses users generated contents ne conviennent paradoxalement pas à l’audiovisuel : la télévision, et plus encore demain dans un paysage audiovisuel éclaté, des modes de consommation bouleversés, une télévision devenue multiple, a besoin avant tout de produire des programmes de qualité, capables de rassembler des audiences larges et de créer des moments de communion collective. L’arrivée de la TV Haute Définition, qui deviendra Très Haute Définition puis 3 D, va renforcer encore l’exigence portant sur ces programmes : la qualité des contenus et la force des marques sont les deux atouts indispensables pour les chaînes, et leur grande force dans le paysage multimédia de demain. Le users generated content obéit à des logiques (de production comme de diffusion) très différentes. La TV 3.0 associe donc la puissance et l’exigence de l’audiovisuel aux capacités d’interactivité, de mise en relation et de co-action du web 2.0.

Deuxième paradoxe : la plupart de nos écrans ne sont-ils pas aujourd’hui interactifs ? En tout cas, pas ceux qui nous permettent de suivre nos programmes favoris de manière simple et satisfaisante. Du coup, nous tendons à les multiplier : et l’on sait que dans ce domaine de l’interactivité, l’usage est inversement proportionnel au nombre de clics nécessaires pour arriver à un service, sans même parler de la nécessité de combiner plusieurs équipements. La TMP va ouvrir véritablement la voie à la TV 3.0 en associant pour la première fois sur un terminal unique diffusion broadcast et interactivité des réseaux de télécommunications. C’est la révolution de la convergence qui trouve sa première véritable traduction.

Notre télécommande, comme notre terminal portable, nous permettront aussi bien de regarder la télévision que d’en faire un outil au service de notre vie quotidienne. Commentaires des émissions, notations des match de foot, achats instantanés, dialogues avec nos stars préférées … : ces baguettes magiques de l’ère numérique nous métamorphoseront de téléspectateurs en téléacteurs. La TV, 1er objet intelligent.

La suite … sur La Tribune.

Hertzien pas mort

Ecrit par Michel Combes, le 4 avril 2008  |  Lien permanent

Je suis très surpris par la vigueur avec laquelle sont repris les messages, plus ou moins étayés sur des données statistiques, sur la crise voire la fin de l’hertzien. Passons sur la confusion entre analogique et hertzien : le hertzien est au contraire la première technologie de diffusion du numérique, en audiovisuel comme en télécommunications : le nombre d’abonnements à la téléphonie mobile dépasse désormais le nombre de lignes fixes. Mais revenons sur l’essentiel : non le hertzien n’est pas mort, ni même malade. Il reste le premier moyen de diffusion de la télévision, avec plus de 70 % de pénétration. Ce chiffre remonte –mais quoi de plus normal si l’on veut bien considérer la croissance du nombre de téléviseurs par foyer. En fait, certaines réalités sont soit minorées soit méconnues.

Première réalité : l’hertzien permet vraiment la télévision pour tous partout, c’est-à-dire là où les autres modes de diffusion ne passent pas, soit pour des raisons technologiques (l’adsl) soit pour des raisons économiques (coût du câble et du satellite). Deuxième réalité : les téléspectateurs ne substituent pas un mode de diffusion à un autre. Ils les cumulent et jouent de leur complémentarité. Bref, on ne renonce pas forcément à sa diffusion hertzienne dès que l’on s’est abonné à l’ADSL. En tout cas, nous sommes 25 % à ne pas l’avoir fait. Beaucoup de « boxs » ADSL contiennent d’ailleurs un décodeur TNT.  Partout en Europe, l’hertzien remonte : la France, qui en a toujours fait son vecteur de développement d’une télévision gratuite et égalitaire (la même offre pour tous, partout) ne fait pas exception à la règle !

Numérique sans conscience…

Ecrit par Michel Combes, le 2 avril 2008  |  Lien permanent

Deux livres, chroniqués dans Libération de ce WE et dont la lecture est plus que recommandée, nous incitent à réfléchir sur ce que sont nos sociétés des écrans, ces sociétés hypernumériques qui transforment non seulement nos façons d’agir, mais également nos façons de penser.

Réflexions passionnantes et complexes s’il en est : il est en effet probable que le numérique est en train de faire naître sous nos yeux une civilisation radicalement différente de celle issue de l’imprimerie et du pétrole. Société horizontale, plate, e-mediate, mais aussi société poly-fracturée : entre les “nativement digitaux” et les autres, entre ceux qui ont accès pour leur travail ou leurs loisirs au numérique et les autres, entre les pays riches et les autres, entre les villes et les campagnes, …Société de croissance et de conquête, société des nouveaux possibles, société de l’adaptation permanente. Quand tous les codes sont à réinventer, difficile d’avoir des certitudes.

Mais en tout cas, ces deux ouvrages permettent au moins de chercher à s’y retrouver alors que, telle Chronos, la révolution numérique pour exister est appelée à sans cesse se dépasser elle-même. Au risque, comment le rappellent les auteurs, de parfois oublier ses finalités. Et pourtant ce sont elles qui comptent : il n’y a pas d’avenir pour le progrès technologique quand il devient une fin et perd son statut de moyen.