Articles taggés avec ‘révolution numérique’
Silicon valley à la française : pourquoi ne pas repousser les frontières ?
Ecrit par Michel Combes, le 19 décembre 2008 | Lien permanent
Le projet de Silicon Valley promu par le Gouvernement –au premier rang par Valérie Pecresse- est en train de prendre forme –ce qui me réjouit. Le Pôle d’excellence autour de Saclay serait donc également au cœur des réflexions sur le Grand Paris. Excellente nouvelle, tant il est temps de construire le futur de Paris autour des TIC et de leur potentiel de création de valeur. Cependant, j’y vois un risque : est-il raisonnable de limiter notre ambition en matière d’innovation à la région parisienne ? Ne devons nous pas d’emblée nous inscrire dans une dynamique européenne, avec une mise en réseau de tous les pôles d’excellence européens ? C’est à ce prix me semble-t-il qu’il sera possible pour les acteurs européens de se préparer aux révolutions du numérique, de résister à la crise et d’être en position dès aujourd’hui, de se placer en position de tirer bénéfice du retour à la croissance dans les deux à trois prochaines années ?
Devoirs de vacances
Ecrit par Michel Combes, le 6 août 2008 | Lien permanent
Chers (et encore trop rares !) amis bloggeurs,
A la veille de quelques jours de repos, je me suis proposé des devoirs de vacances : bien sûr, le numérique, puisque la rentrée va être chargée et passionnante, avec à la fois la poursuite de l’extension des réseaux, la clôture des Assises du numérique et la publication du Plan de développement du numérique, les travaux pratiques du Club Energies numériques, etc. Mais il y a d’autres sujets que je travaille actuellement : tous autour de l’attractivité et de l’efficacité de l’économie française. De la croissance numérique à la croissance tout cours …. : il faut bien franchir le pas ! Il y a la gouvernance, qui est une de mes obsessions : c’est la clé de l’attractivité de la place de Paris. Pouvoir aux AG, transparence, équilibre des pouvoirs : quelques thèmes qui me tiennent à cœur et que j’ai pu formaliser dans ma tribune des Echos du 25 juillet. Un autre sujet de réflexion : la politique industrielle. Celle des « marchés du futur » comme l’a titré la FIEEC (lien), mais aussi et surtout celle des grands marchés structurants pour demain comme pour aujourd’hui : l’énergie, les transports, les communications … Ma conviction c’est que la politique industrielle n’est pas un gros mot et que l’Europe doit faire bien attention à ne pas se retrouver seule à y avoir rénoncé ! N’hésitez pas si ces thèmes vous inspirent ! Et un très beau mois d’août avant notre rentrée numérique.
7 projets pour la croissance numérique
Ecrit par Michel Combes, le 8 juillet 2008 | Lien permanent
Comme promis, quelques nouvelles d’Energies numériques. Nous continuons à avancer dans l’esprit de convivialité et d’action qui est le nôtre depuis le début et auquel, avec Didier Quillot et Charles Beigbeder qui sont avec moi les fondateurs du Club, nous sommes si attachés. Action tank dédié au numérique, le Club vient d’adopter sa plate-forme d’action. 16 actions concrètes, 7 projets de croissance numérique. Parce qu’en matière de numérique, tout a été pensé et dit et qu’il est temps d’agir. C’est la philosophie et le mot d’ordre du Club. Je vous invite à la découvrir à travers ses propositions. N’hésitez pas à faire remonter vos remarques et commentaires, je suis très intéressé par votre avis et notre volonté est de continuer à trouver et prendre des initiatives nouvelles. Merci de vos contributions !
TV 3.0, la suite
Ecrit par Michel Combes, le 30 juin 2008 | Lien permanent
Je continue à creuser le sillon de la réflexion sur l’avenir de la télévision : la TV3.0 et les potentialités d’interactivité de l’hertzien en particulier commencent à susciter un intérêt tout particulier, maintenant que la TMP apparaît comme très proche. D’où l’intervention
que l’AFDESI m’a demandée pour son colloque de ce jour et que je vous propose en ligne, ci-dessous.
La TV vit sous nos yeux sa révolution en direct sous l’action de trois facteurs : le numérique, l’IP et la mobilité. Cette transformation porte à la fois sur les technologies et les usages. Le développement des usages exerce désormais une pression sur les technologies (ce n’est plus l’inverse) : le rythme d’adoption des innovations s’accélère :
Ex : - HD considérée comme improbable il y a 10 ans / 21 % des foyers aujourd’hui
- TV sur mobile une réalité aujourd’hui (1h00/mois)
La TV numérique s’impose dans notre paysage audiovisuel grâce à la TNT.
Sur un an, la TNT a constitué 66 % de la croissance des taux de foyers équipés numériques.
Grâce à cette dynamique 40 % des foyers numérisés le sont grâce à la TNT (ie 26 % des foyers), 33 % envisageant de le faire.
D’ici 3 ans, la TV sera multiple :
-TV Spectacle/spectaculaire avec la généralisation de la HD (puis la super HD et le relief) :
. 3 chaînes dès l’été puis jusqu’à 8 rapidement et enfin toutes les chaînes de la TNT
. 21 % des foyers équipés aujourd’hui / 92 % en 2012
. 7 TV sur 10 vendues à Noël étaient équipées HD
. La HD a représenté 80 % des ventes en CA en 2007.
-TV Personnelle (avec le catch up TV et la VOD aujourd’hui) (45 services de VOD) avec le lancement de la TMP début 2009 :
. DVBH technologie sœur de la TNT optimisée pour le mobile (autonomie de batterie, qualité de réception
. 16 chaînes diffusées (dont 3 préemptées) existantes et nouveaux formats (cf. bande FM)
-TV de Proximité :
. Appels à candidature en cours
. D’ici 2010, 70 TV locales numériques autorisées sur la TNT
-Pour autant il reste à la TV du futur une révolution décisive à accomplir : la révolution de l’interactivité, révolution freinée jusqu’à présent par la séparation entre réseaux et terminaux.
A l’image du web participatif la TV commence à passer au 2.0 en permettant au téléspectateur de la commenter voire d’y proposer ses contenus dans la mouvance du user generated content mais cette évolution sera limitée par l’exigence toujours plus forte de qualité de programme indissociable de la TV spectacle.
La vraie révolution est à venir. Elle provient de la convergence au sein de terminaux uniques et de manière transparente des technologies de diffusion (broadcast) et de telecommunication (pt à pt).
Ma conviction est que cette convergence va donner naissance à une nouvelle TV : la TV 3.0 / la TV nativement interactive.
• La TV qui tout en conservant sa capacité de production de programmes de grande audience donne le pouvoir au téléspectateur transformé en véritable Télé-Acteur.
• Que trouve-t’on dans la TV 3.0 : commentaires, sondages, notations en direct … Il sera possible de créer autour de feuilletons, d’animateurs, de chanteurs, des communautés qui partageront en temps réel émotions et analyses. Il sera possible sur un écran en split screen de chatter et de continuer à suivre son émission.
• La publicité et le téléachat seront interactifs, situationnels.
• Pour les chaînes la TV 3.0 est synonyme de contenus infinis : créer des programmes avec les téléspectateurs, les associer à la conceptions d’émissions, leur permettre d’intervenir en direct sur le dénouement d’un film ….
• On distingue aujourd’hui les prémices de la TV 3.0 mais cela nécessite de jongler entre le tel, le PC et la TV. On peut parier que la TV mobile sera le premier espace de jeu de la TV 3.0 puis viendra la TV fixe.
A l’appui de cette thèse, selon laquelle l’interactivité est une composante naturelle et essentielle de la TMP, il faut noter que le CSA vient d’organiser une consultation publique sur ce sujet et dont les résultats seront bientôt publiés. Le Forum TV Mobile a fait un travail très intéressant d’identification des scénarios possibles et des conditions techniques et juridiques de fonctionnement de ces services.
Pour que tout cela prenne corps un certain nombre de conditions restent en effet à satisfaire :
• pour garantir l’interopérabilité il est nécessaire de définir des standards, c’est ce que propose par exemple le CSA pour les guides électroniques des programmes, dont les formats devront être codifiés, tout ne pourra cependant pas être normalisé au départ il faudra laisser certaines applications prendre corps avant d’établir des standards,
• un énorme travail restera à effectuer sur le plan du logiciel, pour concevoir les services, adapter l’ergonomie, facteur clé de succès, on doit pouvoir passer d’un monde à l’autre sans s’en apercevoir. Le monde du jeu vidéo, par essence interactif, aura certainement beaucoup de choses à apporter de ce point de vue,
• pour que l’on obtienne la même fertilisation que celle que l’on observe sur le Net entre les réseaux et les usages, il faut de vrais réseaux et de vrais utilisateurs, c’est pourquoi il est nécessaire d’aller vite dans le déploiement de la télévision mobile personnelle.
Telles sont me semble-t-il les conditions d’émergence de la TV3.0, cette TV nativement interactive. L’interactivité est ainsi l’avenir de la TV comme la TV est l’avenir des télécoms. La TV classique a encore de belles années devant elle.
La deuxième vie des réseaux: le gai savoir du numérique
Ecrit par Michel Combes, le 29 mai 2008 | Lien permanent
Chose promise, chose due … même avec retard ! Quelques mots sur le très inspirant ouvrage de Didier Lombard, « le village numérique mondial » :Les télécoms, qui ont convergé avec l’informatique avant même que l’expression ne devienne à la mode, sont une clé privilégiée pour décoder le monde numérique. De ce point de vue, l’expérience d’un dirigeant qui a vécu et orienté les grandes évolutions du secteur lors de l’émergence de ce nouveau monde est irremplaçable.
Didier Lombard conjugue l’analyse des technologies, des usages et des marchés, trois approches également nécessaires à la compréhension de l’innovation permanente qui se construit chaque jour sous nos yeux. L’expression « nous sommes les réseaux » est une métaphore convaincante : elle montre à quel point nous sommes immergés en tant qu’utilisateurs dans les nouvelles technologies. Contrairement à d’autres époques, l’offre technique n’est plus là à attendre que les usagers se manifestent, le bouillonnement des usages et l’accroissement excessivement rapide des échanges (réseaux sociaux, transmission vidéo…) créent une demande pour des outils de plus en plus performants.
Didier Lombard rappelle donc avec opportunité la nécessité d’investir sans cesse dans ces autoroutes de l’information sans lesquelles la société du même nom ne serait qu’une fallacieuse promesse.L’ouvrage ne se limite pas à décrire les nouveaux comportements, caractéristiques de la « net generation » et leur propagation à l’ensemble de la société. Il décrit les processus industriels par lesquels les innovations voient le jour, et analyse ce déroutant phénomène à la fois offensif et défensif: le mélange de la chaîne de valeur, qui pousse chaque acteur à faire le métier des autres dans le but de renforcer la relation avec ses propres clients.
Didier Lombard n’oublie pas de baliser les dangers du numérique et de rappeler la nécessite de garde-fous, par exemple pour la protection de la vie privée. Nous avons le plus grand besoin de repères, de références pour comprendre ce qui se passe et se qui se prépare.
Le village numérique mondial, la deuxième vie des réseaux, par Didier Lombard (Odile Jacob avril 2008)
Manifeste “Agir pour la croissance numérique”
Ecrit par Michel Combes, le 21 mai 2008 | Lien permanent
Avec 27 autres dirigeants du Club Energies numériques, nous avons signé et remis hier au Secrétaire d’Etat en charge du numérique - le Manifeste “Agir pour la Croissance numérique” : ce texte proposé par des personnalités aussi diverses que (dans le plus total désordre et sans aucune exhaustivité, je m’en excuse auprès de tous ceux que je ne cite pas mais dont vous retrouverez bien sûr les noms à la suite du manifeste) les patrons de Lagardere, Poweo, RTL, Microsoft, M6 Thématiques, Darty, Bouygues Telecommunications, l’AFP, Sogeti, Bull, les activités B to B d’Orange, de l’INA, d’Euro RSCG, d’Apple, de TF1 Interactive, etc., est le vrai acte de naissance de notre Club.
Nous y affirmons notre volonté de faire du numérique le moteur de la croissance et le levier de la transformation de nos entreprises. Nous y rappelons le rôle que comme nouvelle génération de dirigeants nous voulons y jouer.
Le Manifeste reste un texte général, qui rappelle les enjeux. Comme l’a souligné Eric Besson lors de sa remise, il faut vraiment dans le domaine du numérique marquer du volontarisme et de l’optimisme : ce sont nos atouts sur lesquels il va nous falloir nous appuyer pour réussir la croissance numérique. Alors, un petit “plus” de volonté et d’action : c’est tout l’esprit d’Energies numériques. A suivre : nos propositions, que nous voulons faire d’ici l’été. Et, chers amis, dont je vous donnerai ici la primeur !
Lire le manifeste au format PDF
Enfin nomades ?
Ecrit par Michel Combes, le 14 mai 2008 | Lien permanent
Il est à nouveau question du télétravail. J’y vois au moins deux raisons :
- le souci du développement durable récemment mis en évidence par le Grenelle de l’Environnement pousse à rechercher les moyens permettant de limiter le temps et l’énergie considérables perdus dans les déplacements domicile-travail,
- la généralisation des moyens de communication : informatique, haut débit, téléphone mobile… crée les conditions, voire l’aspiration, pour le travail à distance de manière permanente ou occasionnelle. L’étude récente de The Economist souligne tous les changements qu’entraînent les communications mobiles dans notre façon de vivre et de travailler (voir également sur ce sujet l’excellente note d’Hubert Guillaud sur InternetActu).
Pourquoi dans ce contexte le télétravail reste-t-il aussi peu répandu dans notre pays? Le rapport de Pierre Morel-A-L’huissier, député de la Lozère, remis au Premier ministre en 2006, l’a bien montré : le principal obstacle au développement du télétravail, enjeu de modernisation de l’économie, n’ est pas d’ordre technique, ni juridique… il est surtout d’ordre psychologique : souci des employeurs d’ « avoir à l’œil » leurs employés, peur de certains salariés restant chez eux de laisser croire à leurs voisins qu’ils ont perdu leur travail…
On voit donc bien que le monde numérique suscite de nombreuses remises en question : celle des rapports sociaux et plus largement, de l’image que nous nous formons de nous-mêmes ne sont pas les moindres.
Vous avez dit « compétitivité » ?
Ecrit par Michel Combes, le 24 avril 2008 | Lien permanent
L’état des lieux de la France en 2008, rendu public le 22 avril par le Secrétaire d’Etat à la Prospective, Eric Besson, est un excellent document de référence. Il témoigne si besoin en était de l’importance des enjeux qui s’ouvrent pour les 20 prochaines années, au premier rang desquels les enjeux d’innovation et de mutations technologiques. Pour les auteurs du rapport, les TIC font bien partie de ces « technologies clés » qui vont contribuer à déterminer le visage de la France de 2025. La qualité du diagnostic est à saluer, sa rigueur également. On ne peut s’empêcher de comparer cette analyse aux travaux du Forum Economique Mondial qui ont récemment placé la France en 21ème position sur les aspects numériques. Si par certains points les approches, et donc les rapports, divergent (intérêt des méthodes comparées …), notons qu’elles convergent quant à la place accordée aux technologies de l’information et à l’idée que le rapport aux TIC est un des facteurs clés de la performance globale. Malgré des progrès certains et rapides notamment en ce qui concerne les réseaux, notre pays a un immense défi à relever et il doit amplifier ses efforts.
La TNT a 3 ans
Ecrit par Michel Combes, le 16 avril 2008 | Lien permanent
Cette semaine, célébration des 3 ans de la TNT. Comme l’écrivait le monde du week-end « réussite technologique et d’audience », avant de s’interroger sur les contenus qui s’y sont développés. Je trouve intéressant de s’arrêter sur les 2 premiers points : en Europe, la France, sous la houlette du CSA, est le pays qui est passé le plus rapidement à la TNT. Ce succès dont les acteurs ont été les pouvoirs publics, avec au premier rang le CSA, et les chaînes, mérite d’être souligné. Non pas pour la réussite technique ; avec plus de 80 % des téléspectateurs couverts en 3 ans, elle est cependant réelle. Mais ce succès est avant tout un succès d’audience et a bouleversé notre paysage audiovisuel.
Le législateur avait voulu créer la télévision du futur : il a réussi avec la TNT à ouvrir la voie à cette télévision multiple qui sera notre télévision de demain. Télévision multiple dans l’ouverture prodigieusement rapide de son nombre de chaînes : en 3 ans, 80 % des téléspectateurs sont passés de 5 chaînes disponibles à 29, dont 18 gratuites. Télévision multiple aussi dans la transformation des formats que permet la télévision numérique terrestre : demain, c’est la HD pour tous, la télévision mobile personnelle puis la 3 D et la télévision interactive qui seront l’enjeu.
Le succès de la Télévision Numérique Terrestre est celui la télévision universelle : sa prouesse est d’avoir réussi, grâce à la diffusion hertzienne, à préserver le modèle français d’une télévision pour tous, partout. Il ya encore beaucoup à faire pour accomplir définitivement cette promesse : et notamment à achever le déploiement de la TNT (il reste de 1500 à 2000 émetteurs à allumer) afin de réussir, conformément à la loi, à offrir le tout numérique aux Français dès 2011. C’est à cette condition que la France réussira son pari numérique et sera prête pour le très haut débit. Sans prendre un retard qui ne tarderait pas à devenir irrémédiable et qui se joue dès aujourd’hui.
Numérique sans conscience…
Ecrit par Michel Combes, le 2 avril 2008 | Lien permanent
Deux livres, chroniqués dans Libération de ce WE et dont la lecture est plus que recommandée, nous incitent à réfléchir sur ce que sont nos sociétés des écrans, ces sociétés hypernumériques qui transforment non seulement nos façons d’agir, mais également nos façons de penser.
Réflexions passionnantes et complexes s’il en est : il est en effet probable que le numérique est en train de faire naître sous nos yeux une civilisation radicalement différente de celle issue de l’imprimerie et du pétrole. Société horizontale, plate, e-mediate, mais aussi société poly-fracturée : entre les “nativement digitaux” et les autres, entre ceux qui ont accès pour leur travail ou leurs loisirs au numérique et les autres, entre les pays riches et les autres, entre les villes et les campagnes, …Société de croissance et de conquête, société des nouveaux possibles, société de l’adaptation permanente. Quand tous les codes sont à réinventer, difficile d’avoir des certitudes.
Mais en tout cas, ces deux ouvrages permettent au moins de chercher à s’y retrouver alors que, telle Chronos, la révolution numérique pour exister est appelée à sans cesse se dépasser elle-même. Au risque, comment le rappellent les auteurs, de parfois oublier ses finalités. Et pourtant ce sont elles qui comptent : il n’y a pas d’avenir pour le progrès technologique quand il devient une fin et perd son statut de moyen.
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