Pourquoi un blog sur le numérique ?
Il y a quelque chose de paradoxal à s’étonner d’une évolution à la fois prévisible et inéluctable. C’est ce que montre Gérard Berry dans sa leçon inaugurale au College de France qui a eu lieu le 21 janvier sur le thème « pourquoi et comment le monde devient numérique ».
Floraison quasi quotidienne, en ce début d’année, de rapports, articles et même d’un roman autour de la prise de conscience que la révolution numérique impose dans nos vies et nos modes de pensée. C’est qu’il reste beaucoup à faire pour comprendre, expliquer et partager les enjeux de ce monde qui commence à peine. La question du numérique interpelle surtout ceux qui ont connu un autre univers. C’est pourquoi elle est encore parfois encore ressentie comme une mode ou comme une menace.
Au-delà de la compréhension du phénomène, beaucoup de déclarations réclament que le sujet du numérique soit pris à son importance réelle dans l’industrie, la recherche ou l’enseignement, proposent des pistes pour qu’il contribue à relancer la croissance.
La révolution numérique en cours dans l’audiovisuel est sans doute l’une des plus profondes et des plus spectaculaires.
Parmi tant d’autres, TDF est l’un des artisans de ces mutations. Vivant depuis bien des années au contact des acteurs de cette transformation et ayant construit toute ma vie professionnelle autour de la passion des nouvelles technologies, je souhaite apporter mon témoignage sur ces évolutions, leurs conséquences économiques, sociétales, comportementales. Mais surtout échanger, dialoguer, réfléchir, avec tous ceux qui se passionnent et s’interrogent sur cette révolution numérique.
Immédiat, rapide et interactif, le blog était un support tout désigné pour cela

Diagnostic partagé, propositions convergentes, nécessité de l’urgence maintes fois affirmée et réaffirmée. Bien sûr, pendant ce temps-là les travaux continuent, les bâtisseurs sont à l’œuvre, la cité numérique se construit. La multiplication des rapports révèle cependant une attente : que le numérique soit une bonne fois érigé en priorité nationale. Ce défi n’est pas moins noble que la croisade contre le tabac ou la défense de l’emploi industriel. Le numérique irrigue tous les secteurs, c’est un formidable ferment de modernité et de progrès parfaitement en phase avec les atouts et les insuffisances de notre économie. Bien sûr le numérique recèle aussi des dangers, dont le big brother est la figure emblématique. C’est cet ensemble bénéfices/dangers qui nécessite que l’on décrète l’urgence numérique. Les essais qui sont faits aujourd’hui autour d’une vraie prise en compte de cette urgence doivent encore être transformés. Je pense que nous aurons souvent l’occasion d’en reparler ici.